Noël
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Noël en famille, est-ce obligatoire ?

Je ne sais pas pour toi, mais dans ma famille, Noël prend tellement d’importance qu’il est inconcevable de ne pas le fêter ensemble, en famille. Bien sûr, c’est possible de se partager une année dans la belle famille, une année dans la mienne, mais la pression autour de cette « fête » reste énorme.

Noël chez moi : stress et culpabilité

Chez nous, les retrouvailles sont souvent sources de tensions, de stress. J’ai facilement peur de dire quelque chose qui blesse, qu’un conflit démarre, que de vieilles querelles soient remises sur le tapis, etc. Ce n’est pas forcément étonnant, nous sommes une fratrie de 6, dont 5 ayant eux même des enfants. L’une des choses sur laquelle on s’accorde tous dans ma fratrie, c’est que nos Noël sont éprouvants et hypocrites.

Je n’ai pas un réel bon souvenir des fêtes de Noël depuis plusieurs années maintenant, peut-être même depuis le divorce de mes parents il y a 9 ans. Il y a tous les ans plusieurs conflits, des rancœurs, des insatisfaits, des larmes, des cris, de la déception, des critiques, des reproches… Ce sont tout simplement la somme des tensions annuelles et des non-dits.
Ma fille a déjà 5 ans et pourtant je n’ai jamais profité réellement de l’instant présent avec elle pour ce qui est pourtant la « fête des enfants ».

Alors pourquoi est-ce qu’on continue ?

Les raisons sont propres à chacun, mais j’ai décidé de m’intéresser cette année aux miennes, étant dans une démarche de développement personnel. Je me suis rendue compte que ne pas fêter Noël avec ma famille ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Je l’ai toujours vu comme une injonction, une obligation, pour « faire plaisir » aux autres et parce que « tout le monde fait ça », n’écoutant donc pas mes propres besoins et mes envies.

Tous les ans, j’ai entraîné mon mari et ma fille donc dans cette spirale folle juste par « sens du devoir », par crainte de décevoir mes proches et de leur gâcher leur Noël. J’y ai pourtant mis de la bonne volonté. J’ai essayé de rendre ce moment plus agréable pour mes proches et moi-même. Je me suis battue, j’ai essayé d’apaiser les conflits au fil de l’eau, mais au final, j’ai juste été un peu plus épuisée à chaque fois. Je pense que j’essayais de maîtriser des choses qui n’étaient pas de mon ressort.

Depuis peu, j’ai décidé de me recentrer sur moi-même, et je me suis rendue compte que je ne voulais plus « subir » cette période. J’ai envie qu’elle devienne agréable pour moi, mon mari et ma fille et qu’on se crée de jolis souvenirs de Noël en famille, même au sens un peu plus restreint du terme. Et si cela pouvait être aussi simple que cela ? Dire « non » à une tradition qui ne nous convient plus ?

L’annoncer à la famille

Prendre cette décision a été plutôt évidente, elle coulait de source. L’annoncer aux autres par contre était très compliqué. J’ai eu plusieurs craintes : que mes proches soient blessés, se sentent rejetés, m’en veuillent, me fassent culpabiliser …

Et au final, j’ai pris conscience grâce à une amie que je n’étais pas responsable de la façon dont les gens allaient recevoir ou entendre mon message. Je suis responsable uniquement de comment je l’annonce. J’ai donc décidé de parler à chacun avec bienveillance, en me centrant sur moi et expliquant le « pourquoi » je ne voulais plus. Je n’ai fait aucun reproche, j’ai juste décidé de parler de mes émotions et sentiments.

J’ai pris aussi le parti de rappeler à chacun qu’on pourra passer de bons moments ensemble, à d’autres périodes, sans forcément être tous réunis mais en se voyant à tour de rôle et en passant des instants de qualité.

On fait quoi à la place ?

Autant je ne veux plus fêter Noël dans ce contexte, autant les fêtes de fin d’année de mon enfance étaient magiques et joyeuses. Je n’ai pas envie de priver mes enfants de ces doux moments, alors je me suis demandée ce qui faisait vraiment « l’essence de Noël » (pour moi) :

  • Cuisiner des petits sablés
  • Décorer la maison
  • Sortir la playlist spéciale Noël
  • Faire faire aux enfants en activité manuelle une liste de cadeaux
  • Faire plein d’activités sur le thème de Noël
  • Le calendrier de l’avant (qu’il soit en chocolat, d’une gamme de jouet ou fait maison !)
  • Mettre une belle table le 24 et le 25, avec des aliments « nobles », qu’on ne mange pas toute l’année
  • Les films de Noël : c’est bête, l’histoire est vue et revue, c’est cliché mais ça met dans l’ambiance !

 

Aujourd’hui le message est passé, et je me sens beaucoup plus sereine. J’ai l’impression d’avoir pris la bonne décision pour moi, à l’instant présent et la culpabilité a fini par disparaître plutôt rapidement. Je pense que c’est aussi un bon début pour le travail sur l’estime de soi, où il est recommandé d’honorer ses propres émotions et besoins.

Le message que je veux faire passer en témoignant sur ce sujet, c’est qu’il est temps de s’aimer et s’écouter ! Si tu adores passer Noël avec ta famille fonce, bien sûr ! Mais si jamais tu sens que pour toi c’est trop dur, que ça ne te convient plus alors n’hésite pas à te demander si cela ne vaut pas le coup de casser les convenances. Parfois, il suffit d’oser pour se sentir déjà mieux.

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